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Novembre 2015 : Ne daéchions pas sur la culture !

1er novembre 2015


Sanctuariser ! Que voilà un drôle de mot pour dire "rendre permanent, intangible". Il est souvent utilisé depuis quelques années pour évoquer le budget de la culture. J’ai dit le budget, pas la culture, qui, elle, n’a rien d’un édifice en granit figé mais est un organisme vivant en perpétuel mouvement.

Mais qu’est-ce qu’un sanctuaire ?

> Un édifice ou un lieu consacré aux cérémonies d’un culte : la pratique culturelle est-elle aussi "sacralisée" que la pratique cultuelle ?
> Un lieu où la puissance temporelle de l’État ne s’exerce pas : on se réfugie dans un sanctuaire pour échapper à la répression des forces de l’ordre. Les pouvoirs publics ne doivent-ils donc pas se mêler de la culture ? Oh mais si ! La culture n’est pas une activité à économie rentable, un boulot d’épicier, qui vit de ses recettes ! Permettez-moi de vous rappeler la loi de Baumol (voir note en bas de page**).
> Un lieu où s’exerce une activité profondément respectée : là je veux bien accepter le mot sanctuaire pour parler du respect dû à l’activité culturelle.

On voit bien qu’il ne faut pas détruire les sanctuaires, au propre comme au figuré. Ceux qui le font, pour des raisons politiques, philosophiques, contestataires, économiques, pratiques, devraient mieux réfléchir aux conséquences de leurs actes. Mais certains humains sont comme des miroirs : ils ne réfléchissent pas avant de renvoyer des images.


Le jeu de mots du mois : Faîtes la révolution culturelle avec le Cri de l’Ormao. Merci Jean-Luc.


Patrice Verdure
Gardien de sanctuaire


 


** Loi de Baumol
Le spectacle vivant est un secteur caractérisé par une productivité faible du travail, où les gains de productivité sont minces. Le travail ne saurait être remplacé sans que le produit soit dénaturé. Or les salaires des métiers artistiques s’alignent sur les autres secteurs, où les progrès techniques ont entraîné d’importantes hausses de productivité. Les coûts relatifs du spectacle vivant ne peuvent donc que croître, et seule une hausse du prix du billet peut compenser cette hausse, au risque de réduire la demande et les recettes, ou alors l’aide publique.

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