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Temps de femmes : sorcières comme les autres... - Juli About / Claire Barbier

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Du 05 février au 14 mars
  • EXPOSITION
Temps de femmes : sorcières comme les autres... - Juli About / Claire Barbier

«Sorcières comme les autres...» Pourquoi ?
En hommage à l’engagement féministe de la chanteuse Anne Sylvestre récemment disparue. En hommage à la sorcière, créature rebelle qui hante l’imaginaire collectif depuis la nuit des temps, une figure, forte, puissante et atypique, emblème de la liberté féminine. En hommage à la sorcière, pas tant la praticienne de sorcellerie mais celle qui est qualifiée de sorcière par le judiciaire, les médias, les institutions religieuses et l’opinion publique, et ce au fil des siècles. Celle ou celui qui défie les structures du pouvoir en place et imagine des modèles socio-culturels et économiques plus égalitaires. Celle ou celui qui maintient ses différences, se tient dans la marge et invente un vocabulaire alternatif, puisant sa source dans la métaphore, la poésie, la fabulation, le folklore, l’organisation collective ou l’éducation mutuelle. En hommage aux femmes, victimes et émancipatrices. En hommage aux femmes artistes, encore et toujours sous représentées dans les expositions, les musées et FRAC et divers marchés de l’art. L’exposition réunit deux artistes contemporaines pour sa 5ème édition. Juli About (Gard) et Claire Barbier (Bretagne) construisent des utopies, des peaux d’âme et encouragent nos voyages intérieurs au travers de leurs sculptures, céramiques, dessins, installations... Deux univers aussi déroutants que séduisants se confrontent et se complètent pour restituer au monde son étrangeté.

Juli About
L’artiste, qui a aujourd’hui la quarantaine, doit une partie de son parcours au hasard. Née à Avignon, elle fait des études de théâtre et d’arts plastiques à Toulouse et devient comédienne pendant dix ans.  Jusqu’au jour où elle se rend compte qu’on ne peut être indéfiniment comédienne pour soigner une timidité profonde. Elle bifurque et se lance dans une formation en bijou contemporain à Paris. « J’ai découvert la porcelaine par ce biais, dans une exposition qui s’appelait ‘Un peu de terre sur la peau’ ». Première rencontre un peu fortuite avec le matériau, mais une rencontre qui lui donne envie d’aller plus loin. Son approche de la céramique est le fruit de ce parcours aux multiples expérimentations : arts plastiques, théâtre, bijou contemporain. Autant d’expériences qui alimentent un questionnement lié au corps, à l’intimité, mais aussi à l’espace qui nous entoure. Ses travau évoquent l’enveloppe corporelle et traitent de sa limite avec le paysage, de sa porosité à son environnement. Ce qui entre, ce qui sort, ce qui nous nourrit, ce qui nous blesse. Comment se raconte le lien que nous entretenons entre le dedans et le dehors ? Entre soi et l’autre ? La démarche de Juli About aborde les notions d’intériorité et d’extériorité, de vulnérabilité et d’ambivalence. Elle tente ainsi d’approcher quelque chose de l’ordre du vivant : « Travailler avec la porcelaine, c’est prendre en compte la fragilité inhérente au matériau, mais aussi la sienne propre. C’est faire avec le corps, le sien, mais aussi celui de l’autre. C’est investir un matériau dont il faut prendre soin. Et cette fragilité n’est rien d’autre que notre porosité au monde. »
L’Asso du Plateau, Artistes d’Occitanie

Claire Barbier
"Quelques notes sur mon travail :
Je suis plasticienne. J’ai 37 ans. Je vis en Centre-Bretagne depuis 3 ans. Diplômée des BeauxArts de Paris en 2006, où j’ai étudié dans les ateliers d’Erik Dietman et de Richard Deacon. Mon travail interroge la perméabilité, celle qui brouille toute raison empirique ; celle où l’humain rencontre la bête, où la pierre devient organisme, où le chant devient rocher, où les genres se questionnent. Cette frontière floue où les caractères, les archétypes et artifices qui détachent le “Sauvage” du “Civilisé” deviennent sans pertinences. Je veux rêver un corps dont le derme deviendrait feuille, un granit qui à force de dialoguer avec le ruisseau prendrait vie, un tapis de mousse qui garderait amoureusement l’empreinte des pas de celui qui l’arpente. Je veux penser un regard qui deviendrait pisteur, élevé à la lecture des invisibles, à lever les signes du passage de créatures. La sculpture devient trace, et le regardeur chasseur. On est vivant, puisqu’on sculpte. Je pratique la sculpture depuis toujours. A travers divers matériaux. La terre, le cuir, le poil, le papier, le bois, les feuilles, les graines…
Mon travail depuis des années questionne l’humain dans sa présupposée opposition avec le Sauvage. l’Hybridité est le coeur de ma démarche, en cela qu’elle interroge et provoque la rencontre des genres. L’hybridité pourrait être le pont, qui “ouvre” les mondes les uns aux autres. Notre civilisation a placé l’homme au dessus d’un système pyramidal et nous en payons aujourd’hui le lourd tribut. En réaction à cela il semble s’opérer une sorte de syncrétisme, qui pousse les artistes vers la bête, vers un ensauvagement, que le temps du mythe rend visible. Ainsi, nous avons besoin d’enfiler la peau de l’ours, de nous sentir en fraternité avec ce que le loup nous dévoile.
Cet usage du poil est également une revendication féministe. Les procès en sorcellerie proclamaient que « le mal était dans le poil », ainsi j’en recouvre mes sculptures. Le poil est porteur d’un récit animal mais également genré, en s’autorisant une pensée animiste, l’on pourrait dire que le poil est chargé d’un désir actif et puissant. Un élan vital loin du désir injonctif imposé aux femmes au sein d’une société patriarcale, ainsi on la rase, on voile ses cheveux, on cache son nombril…
La sculpture me permet d’élaborer des rencontres, d’échafauder les stratagèmes qui révéleront l’idée. La « technique », le « faire », me passionnent. A chaque matériaux son idiome propre, son intelligence particulière qu’il faut amadouer. L’heure du sculpteur est ouvrière, à l’intérieur de l’atelier, humble et patiente face à l’ouvrage.
Mes sculptures s’élaborent presque tout le temps sur les moulages de parties du corps. De mon corps ou de corps aimés. La sculpture en prend l’empreinte, et s’érige comme extension du corps dans une excentricité, une idiosyncrasie propre. Le moulage disparaît une fois la pièce finie. Il n’en reste que son empreinte. Corps sentinelle – corps monolithe – corps debout. Mètre-étalon. Il va vers la bête, en demeurant référent. La matière rencontre le bestial. Elle devient voix des métamorphoses en territoire liminaire."

  • Infos pratiques
  • Mar. et dim. 10h-13h et 15h-18h, mer., ven. et sam. 15h-18h sur RDV uniquement

    Rencontre avec les artistes : ven. 5/2 de 14h à 17h

  • Tout public
  • Gratuit

Sur rendez-vous au 02 96 68 45 84 ou par mail à culture.communication@besurmer.fr 

 

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