L’AssoVaJeunes
Des tremplins pour tenter sa chance
Interview Ogres de Barback
Musiques actuelles à St-Brieuc ça se précise !
Le siècle des fous
Salia et Seydou en résidence
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L’AssoVaJeunes
L’ association L’AssoVaJeunes est née en mai 2006 à l’initiative du Conseil général des Côtes d’Armor. Regroupant des jeunes et des associations de jeunes du pays de Dinan elle a pour but de dynamiser et valoriser les initiatives jeunes du pays de Dinan. C’est ainsi que se retrouvent à travailler ensemble des membres de différentes associations telles que Les Fennecs (St-Lormel), le club des jeunes de Rouillac, Planète Fun (Plénée-Jugon), les Zikoufs (Plédéliac), Queen I Man (Plélan-le-Petit), le conseil municipal des jeunes de Dinan, Dinamo (Dinan) ainsi que des jeunes individuels.
Depuis sa création l’association a organisée diverses manifestations tout au long de l’année et dans plusieurs villes comme la journée citoyenne, une journée arts de rue, la journée du sport, des tremplins musicaux, plusieurs concerts dont la Fête de l’Assovajeunes qui a vu jouer Guem, Jim Murple Memorial, UHT°, The Craftmen Club ainsi que des groupes locaux.
Suite à un déficit lors de la dernière fête de l’Assovajeunes, un concert de soutien est organisé le 2 février à Léhon, plus d’infos voir page.
L’Assovajeunes et La Roue Tourne organisent un tremplin le 29 mars ouvert aux jeunes groupes du pays de Dinan. Les 4 groupes sélectionnés gagneront un diagnostic réalisé par des professionnels grâce à l'ADDM 22. Le gagnant du tremplin jouera en juin sur la scène du festival des Papillonnades et le 6 septembre à la Fête de l'AssoVaJeunes.
L’AssoVaJeunes - 46 rue de Brest - 22100 Dinan - association@lassovajeunes.org – 06 30 84 94 58 - www.lassovajeunes.org.

Des tremplins pour tenter sa chance
Tremplin Jeunes Charrues
www.vieillescharrues.asso.fr/jc
Pays de Saint Brieuc - Trégor Goëlo
Salle des Villes Moisan / Ploufragan : Ven. 4 avril
• De Poil
• Odéon
• Glassberries
• The Wankin'Noodles
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Pays de Dinan - Saint-Malo
L'Omnibus / Saint-Malo : Ven. 11 avril
• Hall 21
• Sarah Zeppilli
• The Guest Only
• Le Cri de l'Univers
• Micronologie
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Kreiz Breizh
Espace Glenmor / Carhaix : Sam. 26 avril
• Matteo
• Smoke Fish
• Buddy Blues
• Electric Circus
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A l’issue des tremplins, sur un total de 10 répartis sur la Bretagne et la Basse Normandie, un jury désignera un vainqueur parmi les 4 ou 5 groupes locaux qui auront la chance d’inscrire leurs noms à la programmation des Vieilles Charrues 2008, du 17 au 20 juillet.
Pour préparer leur concert au festival, les 10 formations bénéficient d’un accompagnement artistique pour travailler les techniques de la scène. Elles participent également à une formation de 4 jours dispensée par des professionnels.
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Tremplin Jeunes talents du théâtre musical
Le 8è tremplin jeunes talents du théâtre musical se déroulera le vendredi 2 et le samedi 3 mai à l'espace culturel Athéna d'Auray (56). Ce tremplin, intitulé Le chant mis en scène s'adresse aux jeunes chanteurs et comédiens de 18 à 35 ans et est doté de 4 000 Euros de prix répartis sur les 3 catégories : lyrique, comédie-musicale/cabaret, parcours libre.
Date limite d’inscription le 15 avril.
Renseignements notenbulles.free.fr - 06 18 45 60 28
jeanmichelfournereau@yahoo.fr
 Taol-Lañs : Tremplin musical en langue bretonne
L'association Dazont ar Yezh (avenir de la langue), en collaboration avec Diwanet (association des anciens élèves de Diwan), organise le vendredi 30 mai à Carhaix, la 2è édition de Taol-Lañs (Tremplin musical en langue bretonne). En 2007, c'est l'artiste (rap) Iwan B qui remporta ce premier Tremplin. Pour cette 2è édition le formulaire d’inscription est téléchargeable sur : www.devezh.com. Le groupe interprétera un minimum de 2 morceaux). Date limite d’inscription 1er avril.
Dazont Ar Yezh - Ti Ar Vro - 6, Plasenn Gwirioù Mab-den 29270 Karaez.
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Podium Jeunes talents à Perros-Guirec
Le podium Jeunes Talents ouvre ses portes pour sa 9è édition, il propose aux groupes de musique qui débutent, l’opportunité de s’exprimer sur deux scènes différentes avec des conditions dites professionnelles. Le tout est organisé sous forme de concours dont le vainqueur se verra récompenser d’une maquette enregistrée en studio. Venez tenter votre chance et vivre peut-être le début d’une formidable aventure !
Renseignements 02 96 49 81 00 (Erwan). Dates : Fête de la musique le 21 juin à la Clarté, tous les jeudis de Trestraou (juillet et aout) à Perros-Guirec. Fin des inscriptions mai.
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Concours des jeunes talents musicaux briochins
Le Conseil des Jeunes Briochins organise le 1er concours des jeunes talents musicaux pour les Briochins de 11 à 19 ans. Pour concourir vous devez résider à St-Brieuc ou y être scolarisé, être en solo ou un groupe de musique actuelle. Le jury sélectionnera 5 groupes qui bénéficieront d’une préparation artistique et technique en vue de se produire sur scène lors de la fête de la musique de St-Brieuc. Les pièces à fournir sont : un enregistrement d’au moins une chanson + dossier de présentation. Date limite le 15 avril 2008.
Renseignements : Service jeunesse, 1 bis rue Abbé Fleury, 22000 St-Brieuc – Tél. 02 96 60 82 60 – jeunesse@mairie-saint-brieuc.fr

Interview Ogres de Barback
















Pas besoin de présenter les Ogres de Barback... bon d’accord, en deux-trois mots : quatre frères et sœurs qui, de la rue au centres culturels, trimballent sans relâche leur univers et leurs chansons depuis environ 15 ans. Avant leur concert à la salle Bleu Pluriel à Trégueux, Fred, le chanteur du groupe a généreusement donné un peu de son temps pour répondre à quelques questions.


1. C.O. : Après pas loin de 15 ans depuis vos débuts dans la rue, après de multiples tournées et autant de réels projets différents (1 air 2 familles, tournée avec la fanfare du Belgistan, la tournée des 10 ans de scène, aux urnes etc., les Triplettes de Barback, Frédo chante Renaud...), comment allez vous faire pour vous-même vous surprendre et ne pas retomber dans une formule plus classique où vous risqueriez de vous ennuyer ?

Fred :
C’est vrai qu’à chaque fois pour nous c’est un nouveau projet, un nouveau défi ou plutôt une nouvelle surprise ! On est passé effectivement des concerts de rue et de bars à des salles de spectacle assises, des salles plus rock’n’roll, des chapiteaux, des festivals puis des centres culturels, ce qui n’est pas du tout pareil. Après avoir joué avec les Hurlements d’Léo puis la Fanfare du Belgistan, pour cette nouvelle tournée on est tout seul, tous les quatre sur scène avec du décor, sans invités, mais par contre on essaye de créer une autre surprise. Après cette tournée là il va falloir qu’on se creuse la tête et qu’on fasse peut-être un mélange de tout ça, peut-être une tournée sous chapiteau avec des invités dans un spectacle, de toute façon on cherche au fur et à mesure, disons qu’à chaque fois on a des sentiments. Là on se disait, on vient de faire quatre ans de concerts debout, rock’n’roll avec des gens de plus en plus jeunes et de plus en plus nombreux qui viennent danser à nos concerts, est-ce que on veut faire que ça ? Non, donc on revient à un spectacle beaucoup plus imposant avec des gens assis parfois, d’ailleurs pendant 1 an ½ on a fait que du spectacle assis.

2. C.O. : Vous aviez une volonté de sortir du concert festif où le public ne vient là que pour danser et faire la fête ?

Fred :
Oui, avec ce spectacle assis il y a plein de gens qui étaient étonnés, même déçu en entrant dans la salle, peut-être quelques-uns en partant mais pas beaucoup, enfin je pense, sinon on se serait pris des pierres !
Je vais faire une généralité mais disons qu’il y a un public plutôt 15/25 ans qui est vraiment là dans l’énergie pour danser, des fois tu picoles, tu fumes, tu viens à un concert plutôt pour t’éclater, nous on le fait volontiers et ça nous plait énormément (mes premiers concerts c’était aussi ça), mais c’est aussi bien de temps en temps de dire attends, on a pas qu’un animateur sur scène, sinon on met des disques, on s’éclate et on fait une boum ! Le côté spectacle est important pour nous et il y a un public qui est là pour l’écoute, qui va essayer de voir les arrangements, écouter les textes, être attentif au spectacle. On aime bien faire ce mélange donc on a un spectacle qui commence avec des chansons où tu pourrais presque être assis tranquille, même si la salle est debout, et puis on termine avec de l’électrique, des machines et on envoie un peu plus de son. Il y a une évolution du spectacle, ça part d’une ambiance plus intime qui monte en crescendo vers quelque chose qui explose à la fin, du coup ça varie énormément le public.

3. C.O. : Les Ogres de Barback sont également réputés pour le nombre impressionnant d’invités présents sur les tournées et sur les albums. Comment se passent les rencontres avec tous ces artistes, vous connaissiez-vous au préalable, qu’est-ce qui vous unis ?

Fred :
En fait il y a environ une centaine de groupes comme nous, pas forcément dans le même style, par exemple Lofofora qui est plus métal, la Phaze plus trip-hop électro, Hocus-Pocus en hip-hop, les Hurlements de Léo en chanson plus rock’n’roll... c’est des groupes qu’on croise, on se connaît plus ou moins bien, y’en a avec qui on a beaucoup d’affinités, d’autres moins, mais on voit toujours les mêmes affiches dans les loges, dans les salles de concerts. Je crois que ces groupes là font le même métier que nous et c’est pour ça qu’on se ressemble un peu dans la démarche : c’est concerts, concerts, concerts, y’a que ça qui nous fait vivre, les disques c’est zéro, on en vend cinq le jour de Noël et puis c’est tout. Du coup, à force de se rencontrer il se créé des affinités, en plus on écoute plein de choses différentes, même si nous on est chanson et que personnellement je vais être plutôt attiré par Thomas Fersen ou les Têtes Raides, ça m’empêche pas d ‘écouter Oxmo Puccino ou d’autres chanteurs ou groupes comme ça. Quand on fait des tournées, notre plaisir c’est de rassembler ces gens, on se voit quasiment jamais en dehors des concerts, mais vu qu’on y est tout-le-temps c’est notre grande famille !

 4. C.O. : Pour le concert des 10 ans des Ogres à la Cité à Rennes (novembre 2004), vous avez invité un groupe de Saint-Brieuc, Casse Pipe, peux-tu nous parler de votre rencontre avec eux ?

Fred :
Alors Casse Pipe ils nous connaissent depuis la naissance du groupe, en 1993-94, ou un peu plus tard en 1995 quand on est passé au Sentier des Halles à Paris. Louis-Pierre (chanteur de Casse Pipe) était là et il a flashé sur les mômes qu’on était, qui tâtaient déjà l’accordéon et la chanson française, on a bien accroché et il a parlé de nous à droite à gauche dans pas mal de salles de concerts, c’est d’ailleurs un peu lui qui nous a incrusté en Bretagne. Dix ans plus tard, quand on a fêté notre tournée anniversaire, pour nous c’était vraiment naturel de les inviter sur scène.

5. C.O. : Aujourd’hui beaucoup de jeunes groupes vous citent dans leurs influences, sont inspirés par votre univers musical et surtout par votre démarche indépendante. Comment ressentez-vous ce rôle de grand frère ?

Fred :
Pour nous c’est un schéma naturel, on a écouté la Mano Négra, les Béruriers Noirs et on s’est inspiré de leur énergie pour faire de l’indépendance et on se réclame petits frères de ces groupes de rock français des années 80 qui prônaient une certaine philosophie du concert. Du coup qu’il y ai aujourd’hui des groupes qui nous prennent comme exemple et comme grands frères, voient notre projet chapiteau et qui se disent on peut tracer, on peut vivre de ça, on peut s’amuser et faire ce métier, pour nous c’est hyper gratifiant, c’est une récompense. En même temps même sans eux on l’aurait fait mais c’est mortel de voir qu’il y a des gens qui ont vu ce qu’on a fait comme nous on a vu les grands frères. Disons que moi si on vient me demander si on peut vivre de sa musique, je dis oui tout de suite. Nous on a une vie formidable, assez incroyable, on arrive aujourd’hui à remplir des salles de 8 ou 900 places, mais au début, pendant 5 / 6 ans, on gagnait à peu prêt 200 balles par soir et un casse dalle à minuit et puis c’est tout, et je pense que oui, c’est possible et on l’aurait fait très longtemps même si on avait pas rempli des salles comme ça.

6. C.O. : A la veille des élections présidentielles vous avez donné un concert au centre culturel d’Oyonnax à la suite duquel vous avez reçu un courrier du maire Jacques Gobet vous reprochant « une action de propagande politique dirigée contre (...) Nicolas Sarkozy », lettre à laquelle vous avez répondu avec fermeté. Y’a t’il eu des suites à cette histoire, au niveau de la médiatisation, au niveau de votre engagement ?

Fred :
Aucune ! A part quelques journaux qui se sont intéressés à l’histoire, nous on a un peu laissé tomber parce que ce n’était pas vraiment très intéressant. Le mec s’est complètement planté, je pense que même dans son parti les gens ont dû lui dire la prochaine fois ferme ta bouche parce que là vraiment tu connais rien. On avait raison à 100%, pas au niveau politique mais au niveau juridique. Sur le point juridique il nous a envoyé une lettre en prétextant quatre points (lien vers les fameux courriers) entièrement faux, c’est des avocats qui l’ont dit donc nous on lui a répondu «retourne à l’école et apprends ton métier », mais derrière ça c’était tellement peu intéressant qu’on n’a rien fait sur scène, on ne voulait pas en faire tout un pataquès. C’est vrai que ça a beaucoup tourné sur internet mais ce n’est pas nous, c’est des gens qui se sont intéressés à l’histoire et ça fait plaisir de voir des réactions sur des choses aussi énormes.
Sur notre engagement, on est de plus en plus sur des points précis. Sans vouloir faire les vieux routards, après quinze ans de route, de concerts, de rencontres, d’actions, on est moins bordélique qu’il y a 5 / 6 ans dans le sens où au début, ma révolte elle était partout, dispersée, pas forcément bien ciblée. Aujourd’hui on a une réflexion sur la société, sur la démocratie, sur ce pays qui est dirigé par un gouvernement et à partir de là, même si on est pas en accord avec tout, il y a des choses qui nous révoltent au plus haut point comme quand on touche aux sans papiers et aux enfants, c’est pourquoi aujourd’hui on est avec Réseau d’éducation sans frontières (site resf). On cible notre énergie sur des engagements précis. A partir du moment où le gouvernement autorise des agissements à l’encontre de nos convictions sur les expulsions des sans papiers et des enfants qui sont ainsi séparés de leurs parents, on dit non, ce gouvernement, dirigé par telle personne nous répugne et nous ne sommes pas d’accord. On nous reproche parfois de prendre politiquement le public en otage mais sur scène on ne prend pas de position sur un parti politique, on dénonce des faits qu’on réfute, point !

7. C.O. : Vous qui avez commencé par jouer dans la rue puis dans les bistrots, comment voyez-vous l’avenir de ces petits lieux de diffusion ?

Fred :
C’est bien simple, c’est l’expérience qui parle, on a fait 300 concerts dans des bars en France, si aujourd’hui on voulait refaire la même tournée je pense qu’on en ferait 50, c’est clair et net ! Il y a vraiment eu un ratissage de tous ces lieux plus ou moins bordéliques et structurés pour faire des concerts. Mais bon, nous on a sorti les groupes électrogènes et on a fait des concerts dans les champs, au bout d’un moment quand tu veux jouer tu joues, et puis c’est tout. Les squats et les lieux underground naissent quand il n’y a plus de lieux où s’exprimer normalement. C’est à double tranchant, la culture est beaucoup plus accessible aujourd’hui, il y a plein de centres culturels et de salles subventionnées, mais en même temps le groupe qui n’est pas professionnel a du mal à y accéder, donc faut qu’il se sorte les doigts...

Merci Fred

Gaspard VERDURE

Les Ogres de Barback : site des Ogres , myspace des Ogres
Label : Irfan - www.irfan.fr


Musiques actuelles à St-Brieuc ça se précise !
Avril 2009. C’est à cette date que retentiront enfin les notes des premiers concerts dans la nouvelle salle de musiques actuelles de la Citrouille à St-Brieuc.
Nouvelle salle ? Oui et non. Petit historique : en 1998 St-Brieuc est fière de vous annoncer la labellisation ministérielle de la Citrouille en Scène de Musiques Actuelles (SMAC), qui répond aux critères de « lieux musicaux de petite et moyenne capacité conventionnés par l’Etat et jouant un rôle fondamental dans la diffusion, l’action culturelle, le défrichage artistique et l’accueil des publics... ». S’en suivront 2 années de concerts et une programmation de qualité avec entre autres les passages de Brigitte Fontaine, M, Zenzile, Mister Gang... Malheureusement le public, qui commençait sérieusement à prendre goût à cette activité, voit début juin 2000 la Citrouille fermer les portes de la salle pour non-conformité avec la loi antibruit. Coup dur, qui dure !
Rappelons que la Citrouille est une association implantée dans les locaux de la MJC du Point-du-Jour qui propose également des studios de répétition et d’enregistrement (plus de 80 groupes les fréquentent), des cours de musique, des ateliers, des dispositifs d’aide et d’entraide destinés aux musiciens et le BEATEP spécialisation Musiques Actuelles et Amplifiées. La MJC du Point du Jour et La Citrouille fusionnent leurs statuts en 2006 pour devenir « La Citrouille ».
Cependant St-Brieuc est « nue comme un vers sans salle de concert ». Doit-on réhabiliter la salle, la municipalité parle de construire ailleurs, la Citrouille squatte Quai 1 puis investit le Forum de la Passerelle (que certains voient d’ailleurs comme le lieu approprié), organise un jeudi soir par mois dans la cafétéria le Club à Gégé, concert avec un groupe résident à la Citrouille et un groupe invité.
 Après des années de négociations à savoir qui, de la Ville de St-Brieuc, de la CABRI, du Conseil Général ou du Conseil Régional sera le maître d’œuvre d’une nécessaire opération pour les musiques actuelles, la Ville de St-Brieuc, avec le soutien financier des autres institutions, décide en avril 2006 de réhabiliter la salle de la Citrouille en attendant la construction d’une SMAC distincte de la MJC.
Un an et des brouettes plus tard le projet définitif est présenté, point de réhabilitation mais démolition et reconstruction d’une salle toute neuve au même endroit, en plus des problèmes de bruit, la sécurité de la salle n’était pas aux normes, tout est à refaire. Je vous passerai les détails sur les plans et l’architecture, le coût de l’opération s’élève à 1 510 000 e TTC, ce qui fait grincer des dents ceux qui voyaient dans le Forum de la Passerelle le lieu idéal, et économique car déjà existant, vaste débat politique...
La date des premiers concerts est donc prévue en avril 2009 et vous pourrez apprécier dans une salle toute neuve de 420 places une programmation éclectique alliant artistes locaux, têtes d’affiches, groupes amateurs, en voie de professionnalisation et professionnels. La Citrouille devra organiser au minimum 35 concerts par an et ouvrir ses portes au moins 10 fois par an aux associations locales.
Une concertation concernant la cohérence des programmations et des dates de concerts sera cependant nécessaire entre les différents points de diffusion des musiques actuelles déjà existants sur les Côtes d’Armor comme l’Appel d’Airs à Trébry ou le Bacardi à Callac.

Le siècle des fous : la transmission
Nous avons évoqué à plusieurs reprises le magnifique parcours des chorégraphes Salia Sanou et Seydou Boro, que le public breton a pu découvrir en 2005 à la Passerelle à St-Brieuc. C’est l’année ou leur compagnie Salia nï Seydou et la scène nationale de la Passerelle s’associent pour une résidence de 3 ans. Le siècle des fous est le premier spectacle qu’ils créeront ensemble en 2004 à Ougadougou au Burkina Faso (leur pays de naissance) dans le cadre du premier Concours national de chorégraphie avec lequel ils obtiennent le premier prix. Cette création, ils la joueront plus de 200 fois à travers le monde ; elle évoluera sans arrêt. Treize ans plus tard, cette pièce tient toujours une grande place dans leur parcours car elle a influé énormément en Afrique à l’époque. Cette nouvelle façon de danser a eu des répercutions dans le sens où beaucoup de personnes sont venues dans la danse contemporaine suite à cette pièce. Salia et Seydou ont eu envie de tenter une expérience qui est pour eux essentielle dans la vie de chacun : la transmission.
 Une œuvre qu’ils ont envie de transmettre, de partager avec des artistes bretons car c’est une œuvre qui pose question sur nos liens avec l’autre. Pour ce projet, le choix de deux jeunes danseurs bretons s’est posé sur Florence Casanave et Julien Jeanne qui seront les acteurs de cette recréation. Venus d’horizons, de cultures, de formations différents c’est un vrai challenge pour eux, mais une expérience tellement enrichissante. Le plus difficile pour ces jeunes danseurs est de s’approprier cette pièce créée par Salia et Seydou d’une culture tellement différente de la leur. Florence et Julien nous expliquent qu’ils doivent réussir à sortir l’énergie qui est en eux avec leur propre culture ; ils se réjouissent de voyager grâce à la danse. Pour cette pièce ils seront accompagnés par 2 musiciens. Tristan Gloaguen (clarinettes, bombardes, saxo) musicien du cercle celtique de Rostrenen avec qui les 2 chorégraphes africains avaient déjà travailler pour un autre spectacle Un pas de côté ? où nous avions déjà bien apprécié le mélange de la danse et musique bretonne et africaine. Amadou Kienou aux percussions était déjà sur la première version de la pièce en 1994.
Les répétitions pour cette recréation du Siècle des Fous ont démarré début octobre, se poursuivront début janvier pour voir aboutir le spectacle une première fois à Lannion au Carré Magique le 1 février 2008, puis à la Passerelle à St-Brieuc le 8 mars. Ils espèrent également pouvoir jouer cette pièce au Burkina Faso, d’où elle vient.

Salia et Seydou en résidence
LES AVENTURES COSTARMORICAINES DE SALIA ET SEYDOU, DANSEURS BURKINABES EN RESIDENCE A LA PASSERELLE A SAINT-BRIEUC

La Passerelle, terre de rencontres (février 2006)
Excellente cette soirée mélange (17 février) ! De toute façon, le salut du monde est dans le mélange. En invitant 2 danseurs africains (Salia ni Seydou) en résidence pendant 3 ans, la Passerelle se doutait bien que ça donnerait des résultats intéressants. Et voilà. On les a vus avec plusieurs chorégraphes bretons, et avec le cercle celtique de Rostrenen. Les résultats, même s’ils n’étaient pas totalement aboutis, ont été passionnants. On aime à penser que les différents danseurs ne seront plus jamais comme avant. La façon africaine de bouger laissera sûrement des traces dans la façon rostrenoise d’utiliser son corps. Et la pratique du fisel et du plinn interpellera sûrement le Burkina.
Ce spectacle aurait bien sûr intéressé bien d’autres spectateurs que ceux qu’on y voit d’habitude. On ferait peut-être évoluer la fréquentation de la Passerelle si elle s’essayait à devenir un lieu de vie ? Une « rue » entre la rue piétonne et la place de la Résistance, avec quelques échoppes, un café permanent dans le forum, où auraient souvent lieu des concerts, de musiques actuelles entre autres... On aurait ainsi au cœur de la cité un pôle d’attractivité très fort, une solution au manque de lieux de spectacle à Saint-Brieuc...
Voir reportage Télé Ormeau
 














Un pas de côté : un pas en avant pour la danse et la musique
Pour avancer, il faut de temps en temps faire un pas de côté, dans une direction peu habituelle, et ainsi se frotter à un nouveau monde. Salia nï Seydou, 2 danseurs burkinabés en résidence à la Passerelle depuis 1 an, nous avaient enchantés il y a quelques mois avec un programme les associant à plusieurs chorégraphes costarmoricains et le cercle celtique de Rostrenen. Ils travaillent maintenant sur une nouvelle création en compagnie de 4 musiciens de l’ensemble Ars Nova et 2 percussionnistes sur une musique composée par Jean-Pierre Drouet. Il semble que la magie créatrice soit en train d’opérer dans ce creuset où l’on mélange des ingrédients peu habituels. Ce spectacle sera donné en automne d’abord à Lyon et St-Brieuc puis partira en tournée pour de nombreuses dates. Il est vraiment enthousiasmant de se dire que, pendant des années, St-Brieuc sera le siège de passionnantes créations chorégraphiques avec Salia et Seydou, au cœur de cette Bretagne où la musique et la danse sont depuis longtemps ouvertes aux rencontres et métissages de toutes sortes.

Salia nï Seydou et l'Ensemble Ars Nova à La Passerelle, octobre 2006 >visionner

L'ADDM 22 vous informe
L'ADDM 22, Association Départementale pour le Développement de la Musique et de la Danse en Côtes d'Armor, vous propose quelques brèves à ne pas manquer.
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Quelques archives de reportages parus
** DISQUES - GALETTES BRETONNES
** LES GARAGISTES DE TREMEVEN VISITENT VOS GRANGES
** LE GUIDE DES MUSIQUES ACTUELLES EN BRETAGNE
**LANGUEUX VOUS RAPPELLE A L'ORGUE
**HIRUNDO RUSTICA, ASSOCIATION MUSICALE
**DESACCORD SUR LA TAXATION DES FETES DE MUSIQUE TRADITIONNELLE
** THIERRY SIMELIERE, ADJOINT A LA CULTURE DE LA MAIRIE DE SAINT-BRIEUC, ET CHRISTIAN PROVOST, VICE-PRESIDENT DU CONSEIL GENERAL CHARGE DE LA CULTURE, PARLENT DE PROJETS "MUSIQUES ACTUELLES" SUR LE PAYS DE SAINT-BRIEUC
** L'ANNUAIRE DU HIP-HOP EN COTES D'ARMOR
** LES TRIBULATIONS D'UN ORMEAU EN ART ROCK 2004
** ART ROCK 2003
** JAZZ DANS LES FEUILLES 2003
** CITE RAP (oct. 2003)
** FETE LA FAC (oct. 2003)
** SWINGING COTES D'ARMOR : L'ACTION DU CONSEIL GENERAL ENVERS LE JAZZ
** RENCONTRE INTERNATIONALE DE CLARINETTE POPULAIRE DE GLOMEL 2003
                  Le Cri de l'Ormeau - 23, rue des promenades - 02.96.33.10.12 - contact@cridelormeau.com Accueil