"Ce que
l'on présente ici ne s'explique pas, il se ressent". Cette intervention
d'Yvon Guilloux, président de l'association "Regards sur les Arts",
conforte mon impression générale. Les badauds côtoient les
initiés, les gens s'interrogent, apportent un regard critique, amorcent
un début d'explication
Le calme règne. L'endroit se prête
au recueillement. Du 20 septembre au 12 octobre, la collégiale Notre-Dame
de Lamballe accueille pour la treizième édition cet étonnant
mélange des genres. Peintures et sculptures envahissent l'espace. Une
trentaine d'artistes sont représentés. Ils sont français,
bulgares, italiens, hollandais, berbères
et apportent chacun leur
vision de l'art contemporain. Le choix des uvres repose sur les coups
de cur ou les "révélations" d'Yvon Guilloux, lui-même
artiste peintre. Son leitmotiv : défendre l'art figuratif. Cette année,
le pari est réussi grâce à l'invité d'honneur, Nicolas
Lavarenne. Dans le bronze, il sculpte des corps à la musculature parfaite,
fige leurs expressions. Ses uvres de très grande dimension (de
2 à 6 mètres) semblent défier les lois de la pesanteur
dans un équilibre aux limites du vertige.
Comme chaque année, la volonté d'Yvon Guilloux est de faire partager
sa passion de l'art à un public plus large.
Ainsi, il accompagne et encadre, entre autres, des personnes handicapées
mentales ou non-voyantes. La gratuité permet aussi de faire découvrir
la culture artistique contemporaine à des personnes qui n'ont pas l'habitude
de se rendre dans les expositions.
Sur la quantité d'uvres exposées, certaines n'interpellent
pas, ne plaisent pas, sont délaissées. Un manque d'information,
sûrement. On peut aussi penser que, comme le précise Yvon Guilloux,
"L'art, c'est comme la nature, soit on le trouve beau, soit pas".
A méditer !!!
Une
visite virtuelle de l'expo par Vincent Lessirard, Eole photo