JAZZ DANS LES FEUILLES 2003. Concert inaugural

Omar Sosa Trio. Vendredi 7 novembre, Palais des Congrès de Perros-Guirec

" Encore un peu plus et j'avais une crise cardiaque ! ", " Le meilleur concert que j'ai jamais vu ! " : quelques dithyrambes glanées à la sortie du concert d'Omar Sosa qui, bien qu'un peu excessives, donnent une idée de la qualité du concert inaugural de Jazz dans les Feuilles 2003.
Tout de blanc vêtu, allure hiératique, Omar Sosa a plus l'air d'un grand manitou s'apprêtant à officier une cérémonie que du pianiste déluré, jovial, virtuose qu'il est en réalité.
Omar Sosa est un grand manitou du métissage musical, imbriquant la musique de son pays, Cuba, avec la musique marocaine Gnawa du joueur de guembri et chanteur El Houssaine Kili, et le bidouillage électronique du son avec une dizaine de pédales magiques à ses pieds.
Pour certains, une petite déception : l'intérêt de cette musique repose essentiellement sur la rythmique, une alliance harmonique hors du commun et un état d'esprit jovialo-communicatif, plutôt que sur un développement mélodique, mais c'est un choix, un concept.
Les Perrosiens ont maintenant pris l'habitude d'une soirée musicale annuelle enthousiasmante et ne manquent ainsi pas de remplir leur Palais des Congrès à cette occasion, sûrs d'y passer un moment mémorable.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Le trio inaugural, Armelle Inizan adjointe à la culture de Perros-Guirec, Christian Provost vice-président du Conseil général chargé de la culture, Alain Loguillard, président de Jazz Angle, en alternance avec la formation jazz de l'école de musique de St-Brieuc (qui attend son tour)

Jean-Philippe Lavergne dirige avec passion le big-band de jazz de l'école de musique de St-Brieuc, invité à animer la séance inaugurale de Jazz dans les Feuilles 2003

Le trio cubano-gnawa d'Omar Sosa, en train d'enthousiasmer un Palais des Congrès comble et comblé

Les deux pôles du métissage,
de Cuba au Maroc, en passant par la case électro

D'abord hiératique, Omar Sosa rayonne sur son instrument

Guembri et chant gnawa.
Il en fallait de l'imagination, de l'inspiration pour le marier à la musique latino cubaine !