Le futur des musiques actuelles en Côtes d'Armor

En Côtes d’Armor, les musiques actuelles ne sont pas à la noce. Elles n’ont le plus souvent droit de cité que dans des bars, à part quelques opérations de plus grande envergure, dont le formidable Art Rock.
Le Trégor sollicite depuis longtemps son « Lieu », et ça n’a pas vraiment l’air de venir. Saint-Brieuc, qui était assez actif de ce côté-là à la fin du siècle dernier (Citrouille, Café del Mar, Quai 1) se trouve dans une décennie de réflexion. Quelques initiatives privées fleurissent ici ou là (L’Appels d’Air à Trébry, le Bacardi à Callac, des bars).

Partant de ce constat, nous vous proposons les sujets de dissertation-débat suivants :
- Vaut-il mieux tenir ce discours : Il faut un lieu « musiques actuelles » où les jeunes vont se retrouver entre eux avec leurs propres problématiques, échanger, se brasser, se stimuler, créer ?
Ou bien ce discours : Il faut un lieu polyvalent car il ne faut pas créer des ghettos, un pour les jeunes et leurs Wampas, un pour les intellos et leurs Quatuors de Ravel, un pour les bretonnants et leurs Sonerien Du, un pour les seniors et leurs thés dansants, un pour les ménagères et leurs Marcel Amont, un pour les punks, un pour les jazzeux, un pour les enfants… Il faut les mélanger, les faire se côtoyer, fréquenter les mêmes lieux. Le salut du monde est dans le mélange ?

- Un tel lieu doit-il nécessairement se trouver dans la capitale locale (Saint-Brieuc, Lannion…), en se disant que « pour que le département soit fort, il est bien que sa capitale soit forte », ou bien ce lieu peut-il se situer ailleurs au niveau de la Communauté de Communes ou du Pays, en se disant que « l’avenir est dans les regroupements de communes car l’union fait la force et il est malsain de jouer perso » ?

- Peut-on dire : Il y a plus de chance que vienne « d’en-bas » l’imagination, la créativité, l’énergie, la folie, nécessaires à la réalisation d’un projet impossible, utopique, atypique, innovant. Mais il faut que ceux « d’en-haut » aient la pertinence de percevoir l’intérêt qu’il y a à soutenir une initiative intéressante. La société a beaucoup à gagner à faire exister une belle synergie entre le « public » et le « privé » ?

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