Mon cher Melrose,
J'ai bien reçu votre coup de gueule du 21 avril, en réaction
à notre édito de février, et je vous en remercie.
Il y a un point qui m'a vraiment vexé, c'est de réaliser que j'avais
écrit "Appels d'Air" au lieu de "Appel d'Airs". Il
n'y a pas de jour où je ne peste à voir les fautes des autres,
alors ça fait mal !
On sent au ton de votre missive que vous devez être bien en souffrance.
Il faut dire que vous avez choisi la difficulté. Vous avez un lieu idéal
pour mener une action sur les musiques actuelles, à un ou deux détails
près. Vous êtes dans une zone géographique assez peu peuplée,
et il est moins facile de demander aux gens de faire 30 km pour un spectacle
que d'en faire 2. D'autre part, si vous avez un savoir-faire indéniable,
vous manquez de faire-savoir. Vous savez bien depuis plusieurs années
que le Cri de l'Ormeau existe et ne nous communiquiez que rarement votre programmation.
Que vous ne soyiez plus discothèque mais un lieu de spectacle depuis
1 an et 1/2, comment le deviner si vous ne le dîtes pas, et qu'en plus
votre panneau "Discothèque" continue à orner votre bâtiment
? Ca va un peu mieux depuis que Gwen s'en occupe.
Et ne nous accusez pas d'être plus intéressé par l'Armor
que par l'Argoat : pour les gens de l'Armor, l'ormeau est un mollusque, pour
les gens de l'Argoat, l'ormeau est un arbre, un jeune orme.
Depuis septembre 2004 nous avons démarré un "feuilleton"
qui consiste à présenter chaque mois un lieu culturel du département.
Dans quelque temps, ce sera au tour du Bacardi.
Je compte venir voir Ange. Je les ai connus à Strasbourg en 1990 quand
j'avais organisé "Ange au Café des Anges le jour de la fête
des anges" (29 septembre = saints Gabriel, Raphaël et Michel. Café
des Anges = 80 places assises + 40 debout).
Une idée : démontez le Bacardi et remontez le à St-Brieuc
(qui en aurait tellement besoin !)
M'autorisez-vous à mettre votre texte sur notre site Internet ?
Cordialement.
Patrice Verdure
Cri de l'Ormeau