HISTOIRE


Des Bistrots de l'Histoire aux Bistrots de Vie du Pays Briochin
Vous vous souvenez sûrement des Bistrots de l'Histoire de Saint-Brieuc, animés pendant 2 ans (2001-2002) par Pierre Fenard, rencontres mensuelles dans des cafés où l'on débattait de l'Histoire de Saint-Brieuc au XXè siècle, et qui ont passionné tant de monde. Pierre Fenard et sa performante équipe ont décidé d'élargir le principe de ces rencontres et ont lancé les Bistrots de Vie du Pays briochin. Les 2 premières séances ont récemment eu lieu à Hénon et Moncontour, devant des auditoires nombreux et passionnés. La Mairie de Saint-Brieuc, maître d'œuvre des Bistrots de l'Histoire, s'est vue récompensée par le Trophée des Communes du Crédit Agricole pour les Côtes d'Armor. La Mairie a décidé de remettre la récompense qu'elle a reçue à cette occasion, un chèque de 2 000 €, au bénéfice de cette nouvelle équipe des Bistrots de Pays.
Web des Bistrots : www.bistrotsdelhistoire.com.

Archives municipales de Saint-Brieuc : 3 documents pédagogiques, suite des Bistrots de l'Histoire à la disposition gratuite du public et des écoles
Les archives municipales de Saint-Brieuc ont bénéficié de l'effet " Bistrots de l'Histoire ", en 2001-2002 à Saint-Brieuc. Partenaire et consultant de ce projet durant 2 ans, ce service municipal a désormais vent en poupe aprés quelques années plus difficiles. Ce service, en lien avec l'équipe Bistrots de l'Histoire et l'Inspection académique des Côtes d'Armor (8 instituteurs-trices furent associés à la sélection des témoignages) proposent au grand public gratuitement et aux écoles briochines sur demande 3 documents sonores accompagnés de livrets pédagogiques destinés aux enseignants.
Ces documents testés cette année présentent et recadrent dans le contexte historique briochin et national :
1) l'arrivée des réfugiés espagnols de Bilbao à Saint-Brieuc en 1937;
2) l'évolution d'une plage, la grève des Courses en Saint-Brieuc et Langueux durant le siècle écoulé, qui servit d'hippodrome puis d'aérodrome avant de devenir une imposante décharge à ciel ouvert, durant un siècle;
3) l'internement de civils allemands dans une usine désaffectée de Saint-Brieuc durant 4 ans de 1914 à 1918.
Forts de ces succés les Archives municipales préparent pour la fin d'année 2003 la sortie de 2 CD-ROM Sillages de ville, réalisés avec 70 balises lieux monuments repères, documents sonores et écrits et de nombreux inédits d'histoire locale. Ces CD seront en vente sur place aux Archives municipales.On y trouve également une banque mémoire de 28 CD (trois par bistrots), reprenant les interventions en direct de ces bistrots. Ces archives orales sont consultables par tous aux heures d'ouverture des Archives municipales.Renseignements : Archives municipales de Saint-Brieuc, rue Bel-Orient, 22000 Saint-Brieuc. Ouverture au public du lundi au vendredi 9h à 12h et 14h à 17h. Tél. 02 96 61 07 67.


Saint Yves illustre aussi les valeurs citoyennes d'un monde républicain laïc
Cette année 2003, la saison culturelle de la Roche-Jagu est consacrée à saint Yves (1253-1303). L’exposition présentée du 17 mai au 17 novembre s’inscrit dans le cadre des différentes manifestations organisées pour célébrer le septième centenaire de la mort de saint Yves, saint patron des hommes de loi né près de Tréguier.
Cette exposition s’attache à donner des clefs pour resituer la vie et l’œuvre sociale de ce grand personnage dans le contexte historique plus large de la Bretagne médiévale. Elle met notamment en parallèle des éléments de sa biographie et des données historiques, sur la justice et l’enseignement au Moyen Age en Bretagne par exemple.
Certaines pièces très rares sont proposées à la curiosité des visiteurs : l’enquête de canonisation réalisée durant l’été 1330 à Tréguier (XIVe siècle) et la bulle papale qui déclare Yves Hélory « saint de l’église catholique de Rome » (signée du Pape Clément VI), différentes pièces d’orfèvrerie (reliquaires des XVe et XVIe siècles), de très précieux manuscrits médiévaux présentant de riches enluminures, des objets provenant de la fouille du site archéologique du Yaudet qui permettent de se faire une idée du quotidien et de la culture matérielle à l’époque de saint Yves…
Christian Provost, vice-président du Conseil général chargé de la culture, explique que "dans un monde en perte de repères, un retour sur le parcours d'Yves Hélory et de son époque paraît essentiel. L'histoire des religions est primordiale dans la construction d'un monde républicain. Tolérance et ouverture à l'autre sont des valeurs citoyennes tout autant que religieuses. L'écoute des autres enrichit notre part de vrai pour un peu plus d'humanisme en nous".

Deux Alsaciens chez les Costarmoricains
Ca commence en été 1998.
C’est l’histoire d’un Alsacien qui vient vivre en Côtes d’Armor. Il l’a choisi, mais n’est pas bien sûr de la pertinence de son choix.
Il remarque alors qu’il se passe plein de choses dans le département, et pas que des comices agricoles, des lotos et des marées vertes. Il y a plein de théâtre, de musique dans tous les genres, de peintres, de sculpteurs, d’écrivains, de gens qui ont des idées originales. Alors il cherche un journal, genre Hebdoscope à Strasbourg ou Pariscope à Paris pour savoir tout ce qui se passe. Et il ne trouve pas, parce que ça n’existe même pas.
Alors le gars il se dit : « Gôdferdâmi ! Les gens ici, ils ne remarquent même pas qu’ils habitent dans un coin qui bouge super bien ! Je pourrais peut-être les aider à s’en rendre compte. » Et le voilà qui se met à courir dans tous les sens et à clamer à qui veut l’entendre : « Pardon M’sieurs Dames. Excusez-moi de vous déranger. Pour vous remercier de m’accueillir dans votre si beau pays, est-ce que je peux vous proposer de vous rendre un petit service en vous fabriquant une espèce de machin qui va répertorier toute la richesse de l’activité culturelle qui s’y déroule ? Comme ça, la population sera mieux au courant et s’y intéressera d’autant plus. » Les réactions de ses interlocuteurs débordent tout de suite d’enthousiasme : « On vit très bien sans ça depuis toujours. Je ne vois pas à quoi ça pourrait servir. T’es pas à Strasbourg, il ne se passe rien ici, c’est pas la peine. Tu cherches une combine pour te faire plein de fric sur notre dos. Si ça t’amuse, t’as qu’à faire ! » Il y en a même eu une que la pudeur interdit d'écrire.
Alors l’alsaco, il se lance, et 9 mois après son arrivée, il accouche d’un magazine qui s’appelle le Cri de l'Ormeau, agenda culturel de Saint-Brieuc et environs. C’est mensuel, gratuit, financé uniquement par des annonceurs, et doublé d’un site Internet. Enfin, plus exactement, c’est aussi financé par l’argent personnel de ce taré d’Alsacien. Il faut dire que le gars, il est un peu con du côté du fric (il a toujours été comme ça, c’est un handicap). Rassurez-vous, depuis, il a récupéré ses avances.
Un an après ses débuts, au lieu d’être mort, il recherche de l’aide pour faire évoluer son canard qui, mine de rien, s’est fait une petite cote dans le coin. Il fait alors appel à un de ses amis alsacien, homme de culture, à qui il propose de partager son aventure. L’ami accepte, l'inconscient !
Depuis, le Cri de l’Ormeau est devenu L’écho de la culture en Côtes d’Armor. Son tirage est passé de 5 000 à 20 000 exemplaires. Le Conseil Général reconnaît l’intérêt de l’initiative en finançant l’évolution du site web en site Internet culturel des Côtes d’Armor, et en subventionnant le journal. La société de fabrication de site Internet Acanthique s’est associée à l’aventure et a entièrement refondu le site web qui offre maintenant de nombreuses fonctionnalités nouvelles.