Lionel Le Gruiec
BP 46
97680 COMBANI
MAYOTTE
Combani, le 22.10.04

Lettre ouverte à nos élus,


10 000 kilomètres ne suffisent pas à diminuer le sentiment d'injustice, de honte devant les actions menés à l'encontre des personnes qui étaient jusqu'alors logées certes dans de très mauvaises conditions par la mairie, le conseil général et l'état.. Peut-être ont6ils eu tort de croire en la volonté affichée de ces partenaires de trouver une solution, mais sept ans c'est si court pour des politiques, du moins pour prendre des décisions, les appliquer et s'y tenir.

Je voulais juste poser une question à nos élus, est-ce un problème culturel ? " L' assoc aux Gravos " représente le seul lieu à des kilomètres à la ronde qui propose des concerts et des animations en dehors des lieux officiels. C'est à dire qu'ils jouissent d'une totale liberté de programmation et ne sont pas tenus de faire venir tel artiste afin d'assurer " des entrées " ou de faire plaisir à tel financeur, pour autant ils arrivent depuis plusieurs années à proposer des spectacles qui attirent de plus en plus de spectateurs. Il y eut, il y a quelques années Carnavalo Rock qui a depuis disparu grâce à l'inaction des politiques qui, sous prétexte de nuisances sonores, ont contribué à la marginalisation puis la disparition de cet événement.
Aujourd'hui point d'espace de liberté, une scène nationale qui joue son rôle telle que définit par son statut, une citrouille qui n'en peut plus d'attendre le prince charmant et qui de fait se transforme en Belle au bois dormant, un festival Art Rock ou Conseil Général et Ville rivalisent pour savoir qui aura le plus grand calicot. Reste la salle de Robien pour la tournée de la Star Ac , que de courage, que d'initiatives, que de projets…!
Une idée, l'ancien commissariat de police est toujours vide de tout projet, il pourrait abriter l'hébergement collectif et devenir lieu de concert en partenariat technique si besoin avec la Passerelle. De plus, l'endroit est sécurisé, le stationnement assuré, les conditions semblent réunies pour en faire un lieu vivant.
Quel politique aura le courage de prendre une telle décision, puisque pour l'instant seul le Maire intervient, où sont nos conseillers généraux, où sont notre députée et notre sénateur ?

Etre politique c'est aussi voir plus loin, et parfois bousculer un peu son électorat, même s'il est plus facile de confier aux forces de l'ordre le soin de malmener une dizaine de personnes que d'oser en froisser quelques milliers.