Startijenn Ce Quintet finistérien a de l'énergie à revendre ! Et pour cause, le nom du groupe en breton c'est " énergie ". Ce 2è album est une réussite, dès la première écoute on a envie de danser. Les morceaux (tous instrumentaux),ont été soigneusement travaillés, les arrangements sont bien faits.J'ai un faible pour la composition de l'accordéon sur Zapaj Nokturn, une magnifique valse, dommage que je ne sache pas la danser ! Cette année c'est leurs 10 ans de scène et avec le peps qu'ils dégagent on espère qu'ils nous offrent encore de nouveaux morceaux. Pour les voir prochainement,le 29 septembre en showcase à 17h chez Le Disquaire rue Général Leclerc à St-Brieuc et au fest-noz Diwan le même jour à la salle de Robien à St-Brieuc. Distribué par Coop-Breizh.Contact 06 61 44 67 72 - startijenn.com
Spontus Un troisième disque pour ce groupe bien connu des danseurs. Pour ces derniers, un panel de danses : en rondes, en chaînes, en couples, en farandoles, des morceaux calmes puis dynamiques. Un beau mélange que nous offre là ce groupe de 10 d’expériences : biniou-violon, bombarde-guitare, accordéon diatonique-contrebasse. Spontus c’est : Alan Paranthoën (violon), Yann Le Bozec (contrebasse), Ronan Le Bozec (biniou), Youen Paranthoën (guitare), Ronan Le Dissez (bombarde). An Naer Produksion – www.spontus.fr - Tél. + 33 689 900 069
Ar Redadeg evit ar Brezhoneg / Course pour la langue bretonne
Cette course aspire à être un évènement populaire à la fois sportif et festif, capable de rassembler des personnes de tout âge, pour parcourir l'ensemble des 5 départements bretons en portant et en transmettant un témoin, symbole de la langue bretonne. Les coureurs se passeront le témoin, sans s'arrêter et tout au long des 600 km parcourus durant 3 jours et 3 nuits. Les kilomètres sont vendus pour récolter des fonds qui viendront financer des projets autour de la langue bretonne. Cette idée est venue sur le modèle de la Korrika, imaginée il y a 25 ans par un groupe de personnes motivées pour défendre leur langue : le basque. Aujourd'hui la Korrika a une grande notoriété, elle est courue par des milliers de personnes. Elle se déroule sur une dizaine de jours et couvre plus de 2 000 km à travers le Pays Basque.
L'idée est de reprendre le concept en Bretagne, en créant Ar Redadeg ; une course qui mobilise autour du soutien à la langue bretonne en réunissant l'ensemble des bretons. Le départ aura lieu à Nantes le 30 avril au soir, l'arrivée à Carhaix le 3 mai vers 17h. Une chanson du célèbre groupe de rock nantais EV, intitulée Redadeg, accompagnera les 600 km de course. Le parcours est divisé en 10 secteurs. Les villes et villages traversés festoieront et le 3 mai, une grande fête clôturera Ar Redadeg avec concerts et fest-noz. Pour y participez : Apportez votre soutien financier en achetant des km pour porter le témoin. Participez à la course pour accompagner le porteur de témoin et en achetant un tee-shirt, rejoignez les organisateurs pour vous associer aux festivités de la course... Contact : 02 96 64 33 58 - 06 62 32 01 38 arredadeg.free.fr
Skolioù Diwan : 30 vloaz
Gouel Diwan 30 (fête des 30 ans). En mai 1977, la première école Diwan voyait le jour à Ploudalmézeau. Au fil des années, ces écoles associatives, laïques, et gratuites, qui pratiquent une pédagogie immersive en langue bretonne, tout en suivant le programme de l'éducation nationale, se sont multipliées et accueillent aujourd'hui environ 3 000 élèves. Afin de fêter les 30 ans de Diwan, les 36 écoles, les 5 collèges et le lycée, se mobilisent pour mettre en place des festivités qui se dérouleront de mai 2007 à mai 2008. Une série de 30 événements ponctueront l'année scolaire jusqu'au festival de clôture du 2 au 4 mai 2008 à Carhaix. Parmi les prochains événements qui auront lieu dans les côtes d'Armor en septembre, il faut retenir : Arts et Jardins, à Pontrieux, le 8 et 9, le week-end Rando équestre, pédestre, VTT à Plésidy (les 22 et 23) et le fest-noz à St Brieuc, le 29. Pour connaître l'ensemble des 30 événements qui jalonneront l'année scolaire : diwan30.free.fr - contact 02 98 21 33 89
Carnets de route
Gwerzioù ha sonioù Bro-Dreger : Ballades et chants du Trégor. Ce magnifique ouvrage est une vraie richesse humaine pour le Trégor en matière de transmission orale. Ifig Troadeg, l’auteur de ce collectage de près de 30 années, s’est toujours intéressé à la culture bretonne et lorsqu’il se penche de plus près au patrimoine oral de sa région, il s’aperçoit qu’il y a de réels manques. Il fait la connaissance en 1974 de membres de Dastum (en breton : recueillir, rassembler) association créée en 1972 dans le but de collecter et mettre en valeur le patrimoine culturel de Bretagne, ils étaient justement en attente d’autres personnes qui aillent collecter les anciens dans leur coin. Quelques rencontres, et déclics suffiront pour que Ifig se lance en 1978 dans le collectage, en allant directement rencontrer et enregistrer les bretonnants chez eux. Il va devoir apprendre le breton car ses parents ayant interrompu la transmission il ne connaît que quelques mots. C’est en allant voir les gens et avec l’aide de ses parents qu’il va commencer à parler en breton, mais comme il dit : « Je n’ai jamais récupéré ce que j’aurais pu avoir si j’avais été élevé en breton. Je cours toujours après. C’est un rêve inabouti ». D’où l’importance de la transmission ! C’est une grande richesse gratuite qui a de vraies valeurs humaines. Ces carnets de route qu’il nous propose sont donc un passionnant panel musical et humain de chants traditionnels de nos anciens, tout ça traduit en bilingue avec 2 CD, 52 titres, 250 chansons, 120 partitions, 380 pages ! Prix 42 €. Edition : Dastum Bro-Dreger – Lannion. Tél. 02 96 46 59 11
Kenvodad Al Levrig / La Fédération Al Levrig
Créée en 1996, la fédération Al Levrig regroupe près d’une quarantaine d’associations culturelles bretonnes du Trégor-Goëlo réunies afin de promouvoir la culture bretonne. Son rôle : aider, inciter, soumettre des idées créatives, fédérer, organiser des évènements culturels et mener des actions dans les divers domaines de la culture bretonne. C’est un vrai centre de ressources et d’informations culturelles comme il devrait en exister dans tous les pays de Bretagne. Tous les 4 ans, la fédération édite un livret/annuaire d’information et de communication sur la vie culturelle bretonne du Trégor-Goëlo tiré à 20 000 exemplaires. C’est un outil indispensable pour les collectivités, acteurs associatifs, artistes, professionnels et grand public. On y trouve des articles de fond, bibliographies, et plus de 700 adresses d’associations et d’artistes. Il est distribué gratuitement dans les lieux publics, fêtes culturelles grâce au soutien d’annonceurs privés et de collectivités. Le dernier projet bien concret et bien réel réalisé dernièrement est l’ouverture de la maison de la culture bretonne en Trégor-Goëlo. Il s’agit d’un projet de pays, après un an de rénovation dirigée par la mairie, Ti ar Vro Treger-Goueloù a vu le jour dans l’ancien presbytère de Cavan. Qu’ils sont chanceux ces Trégorois ! se diront leurs voisins du Pays de St-Brieuc. Fédération Al Levrig : 02 96 49 80 55 – www.allevrig.com
Geriadur.com : Le 1er dictionnaire français-breton en ligne
Un événement important pour la langue bretonne en ce printemps 2006. En effet l’on sait combien l’informatique et Internet progressent à pas de géant dans notre quotidien (travail, foyer). L’association Stur créée en 1995 qui compte 2 salariés (Tangi Ar Menn et Katell Simon) l’a bien compris, sa mission première étant la promotion de la langue bretonne par l’informatique. Après avoir conçu des jeux vidéo, un correcteur d’orthographe, ils nous offrent un site pour traduire des mots et expressions du français en breton (dans un premier temps). Pour le moment Gériadur compte environ 15 000 mots français, d’ici un an (et des heures de travail) les 2 permanents espèrent atteindrent les 80 000 mots.
Mais ce n’est pas tout ! Vous n’avez pas seulement la traduction d’un mot mais ses accords et déclinaisons, par exemple : l’ormeau / an ourmelenn, les ormeaux / an ourmel, des ormeaux / ourmel, mon ormeau / ma ourmelenn, chaque ormeau / pep ourmelenn, cet ormeau là / an ourmelenn-se, un petit ormeau / un ourmelenn vihan….. Magnifique non ? On peut aussi trouver toutes les communes de Bretagne, la forme écrite des dates, des nombres… Plus d’excuses pour ne pas apprendre le breton ! Trugarez vras Tangi ha Katell. www.geriadur.com
Désaccord sur la taxation des fêtes de musique traditionnelle
La taxe sur les spectacles de variété (3,5 %), créée en janvier 2004, perçue par le Centre National de la Chanson, des Variétés et du Jazz (CNV), prévoit de s’appliquer aux spectacles de musique traditionnelle, ce qui provoque un grand émoi en Bretagne. Hervé Sanquer, président de la Fédération des comités de fêtes traditionnelles de Bretagne, exprime le mécontentement général à l’encontre de cette taxe qui portera un coup fatal aux fêtes traditionnelles. Or le CNV précise que la taxe n’est perçue que lorsqu’il y a effectivement spectacle ou concert, et ne concerne donc pas des manifestations uniquement festives. Le CNV rappelle que cette taxe ne fait que succéder à l’ancienne taxe parafiscale sur les spectacles, laquelle était perçue au même taux et sur les mêmes recettes, et prévoyait depuis 1995 l’assujettissement des « spectacles et concerts de musiques traditionnelles ». Si donc un tel système de taxation menaçait l’existence même des manifestations traditionnelles, chacun aurait pu le déplorer depuis de nombreuses années.
Hervé Sanquer déplore que la nouvelle taxe englobe la culture traditionnelle alors que celle-ci fait partie du domaine public. Le CNV réplique que la notion de « domaine public », soit l’utilisation gratuite d’une œuvre, ne s’applique qu’aux droits d’auteurs, et non à une taxe. La position du Parti Breton : Cette taxe sur les fêtes traditionnelles est un prélèvement profondément injuste qui vise à taxer le travail de milliers de bénévoles qui concourent largement à la vitalité du tissu social. En outre, cette taxe revient à faire payer aux Bretons les déficits chroniques de l'Opéra Bastille et de la BNF, ou à subventionner les festivals d'Orange ou d'Avignon, alors que la culture bretonne ne perçoit guère de subventions de la part de l'Etat, pas même le FIL pourtant premier festival de l'Hexagone sinon d'Europe. Le CNV rappelle qu’il soutient régulièrement des spectacles et des festivals de musiques traditionnelles, apportant par ailleurs son concours financier à la « Fédération des associations de musiques et de danses traditionnelles » (FAMDT) à laquelle il est lié par convention.