Cultura Animis à Langueux
Kastell d’Ô à Uzel
Proposition de résidence Station VasteMonde
1er concours régional pour l’aide à la Création et à l’Innovation d’entreprises Culturelles (CRIC)
Victor Hugo et le budget de la Culture
La Culture à Saint-Brieuc au travers de l’image de la ville
2 études sur les conséquences de la modification du statut des intermittents
Cultures du coeur
Quelques archives de textes parus
 
 



Cultura Animis à Langueux















Nouvel équipement culturel de la CABRI, le Grand Pré à Langueux, inauguré en ce beau mois de décembre. Attention, c’est même plus que ça ! Un grand parc de 12 hectares créé de toutes pièces sur un espace nature préservé surplombant la baie de Saint-Brieuc. Au loin on voit les bouchots de moules, dans le parc aussi, mais sans moules. Et plein d’autres espaces originaux créés par des artistes paysagers, et dont on profitera au maximum dans quelques années. Faut que ça pousse !
Et puis ce centre culturel au milieu, élément parmi les autres, bien intégré à l’ensemble, construit avec un souci de respect de l’environnement, avec ses façades en bois rétifié.
Jusqu’à présent l’action culturelle à Langueux était déjà dynamique, avec l’école d’art de l’OCL, le Point-Virgule, des résidences artistiques... mais manquait d’un outil à la mesure de ses projets. Le Grand Pré va répondre à plein de besoin langueusiens. Le calendrier d’utilisation 2008 est déjà complet !
 










Plusieurs salles dans le centre, dont une salle de spectacle (salle Prévert) de 400 places en gradins amovibles (900 debout), et un étonnant plafond qui peut se rabaisser quand on a besoin d’un espace moins cathédralesque. La scène est particulièrement grande : 14m x 10m.
Tout en étant généraliste, l’action culturelle au Grand Pré affichera un intérêt particulier pour les arts du cirque. Inauguration le 1er décembre avec la Troupe des Galapiats, issue de l’école nationale de cirque de Châlons-en-Champagne, dont le Langueusien Jonas Séradin sera un des 2 parrains du centre (l’autre étant Mariana Ramos, ce qui montre aussi l’intérêt de Langueux envers le mélange des cultures). Espace extérieur réservé à l’installation de chapiteaux (l’Espace aux Etoiles). Résidence e février 2008 du cirque Gervais Klising. Projet événementiel circassien en avril (sous réserve)...
Le Grand Pré sera dirigé par Eric Meurou, qui drivait déjà l’action culturelle langueusienne depuis plusieurs années, avec à ses côtés Yamina Bakrou.
Investissement : 5 millions d’Euros, dont 1,2 subventionné, plus 2 millions pour le parc. Fonctionnement 2008 : 430 000 Euros, dont 90 000 en artistique.

Un nouvel épisode de l’équipement : Kastell d’Ô à Uzel
Porte d’entrée du Centre-Bretagne, site important de la Route du Lin, commune en plein essor, passant de 933 habitants en 2001 à 1 141 en 2007 (4 000 pour le canton), Uzel-près-l’Oust a ressenti le besoin de fixer une activité culturelle sur son territoire. C’est maintenant chose faite avec le centre culturel du Kastell d’Ô, qui a coûté 2,4 Millions d’Euros, financé aux 2/3 par des subventions. A la différence de beaucoup de communes qui construisent des salles multi-fonctions sans y adjoindre de budget de fonctionnement, Uzel a prévu une directrice (Margot Cathelineau) et un budget annuel de 80 000 €, bénéficiant pour cela d’un financement européen Leader + pour 2 ans. Impeccable l’équipement : gradins rétractables, pour plus de 200 personnes, espace scénique de bonne taille avec tout l’équipement nécessaire, salle annexe... Et ce n’est pas tout : Uzel prévoit également un 2è site sur les Toiles (après St-Thélo), une maison communautaire du développement, un habillage du vieux château d’eau d’à côté, qui a inspiré le nom du centre culturel.

Proposition de résidence Station VasteMonde
La Station VasteMonde, espace dédié à l’art contemporain à St-Brieuc, propose 3 périodes de résidence en 2008 printemps / été / automne (dates à préciser avec l’artiste). La Station VasteMonde met à disposition de l’artiste ou du collectif un espace équipé de 450 m2, propice à tout type de discipline artistique (peinture, gravure, photo, sculpture, soudure...). Les conditions de la résidence : un hébergement à proximité de l’espace de travail et du centre-ville ; un coin cuisine ; une somme forfaitaire couvrant les frais de bouche et le transport. La résidence devra, dans la mesure du possible, se terminer par une présentation publique du travail sous la forme d’une exposition, d’un happening, etc.
Candidature : l’artiste doit constituer un dossier comprenant : une présentation de son travail agrémentée de visuels ; une description du projet qui sera développé pendant la résidence ; une bio, des supports visuels pour la communication ; la période et le temps de résidence souhaités.
Le dossier est à envoyer à residence@stationvastemonde.com.
Date limite pour envoyer son dossier : le 30 mars 2008.
AssoSation Vastemonde 29 rue du Légué, 22000 St-Brieuc. www.stationvastemonde.com

1er concours régional pour l’aide à la Création et à l’Innovation d’entreprises Culturelles (CRIC)
La Bretagne, classée parmi les principales régions françaises en nombre de festivals et d'évènements culturels, regroupe de nombreuses entreprises qui travaillent et innovent, souvent dans l'ombre, pour le spectacle, la musique, la danse, la création artistique. Conscient de l'impact de ces manifestations sur l'économie locale, Côtes d’Armor Développement (CAD22) s'associe au Festival Art Rock pour lancer le CRIC.
Ce premier concours régional récompensera :
- Le CRIC Création (4 000 e de dotation) : le concours s'adresse aux porteurs de projet qui souhaitent créer une entreprise dans le domaine culturel (au sens large) en Bretagne : prestations de services aux artistes, équipements de salle de spectacle, accessoires, machine de spectacle, éclairage, audiovisuel, instrument de musique, production, distribution d'œuvre... En fonction des projets de l'entreprise retenue, le prix pourra inclure des prestations particulières : mise à disposition de locaux, plaquette, outils de communication, expertise comptable, matériels, accompagnement, mise en relation...
 - Le CRIC Innovation (4 000 e de dotation) : ce prix s'adresse aux entreprises bretonnes qui interviennent dans le secteur culturel et qui souhaitent valoriser un produit ou un service innovant : un équipement dans le son, l'image, l'éclairage, la scène, un instrument de musique, un accessoire d'enregistrement, un service d'accompagnement d'artistes, location de matériel, la mutualisation de moyen... En fonction des projets de l'entreprise retenue, elle pourra inclure des prestations particulières : outil de communication, accompagnement, brevets, dotations financières...
Dépôt des candidatures pour le CRIC Création et Innovation du 15 février au 18 avril. Remise des prix le 7 mai à St-Brieuc en ouverture d’Art Rock.
Infos et règlement 02 96 58 06 54 & 02 96 58 06 60
www.cad22.com
Nota : le 1er CRIC est la spécialisation culturelle du 4è concours de la création d'entreprise CREER qui s'adresse aux créateurs de tous secteurs économiques du pays de St-Brieuc.
Infos sur www.cap-entreprises.com

Victor Hugo et le budget de la Culture
"Je dis, messieurs, que les réductions sur le budget spécial des sciences, des lettres et des arts sont mauvaises doublement : elles sont insignifiantes au point de vue financier, et nuisibles à tous les autres points de vue..."

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La Culture à Saint-Brieuc au travers de l’image de la ville
Le rapport 2004/2005 du Comité Economique et Social de Saint-Brieuc
Après avoir planché sur « l’espace urbain briochin » et avant d’attaquer « l’intercommunalité », le C.E.S. briochin s’est intéressé à la Culture. Il a présenté son rapport au Conseil Municipal du 10 avril.
L’attention du C.E.S. a été attirée par un tissu associatif particulièrement riche, les équipements culturels et socioculturels, le patrimoine industriel, artisanal, culinaire. Il note que St-Brieuc est considérée comme une ville trop calme, notamment pour les jeunes. Il relève l’intérêt du rôle informatif du Cri de l’Ormeau (si ça pouvait décider la Mairie à l’aider !).
En découlent quelques propositions, qui inspireront peut-être nos édiles : création d’un lieu d’expression culturelle de moyenne dimension (400 places), une médiathèque, une structure référente pour centraliser les informations, un « pass culture », le prêt d’œuvres d’art, impulser un développement là où il y a des manques, gratuité du prêt de livre à la bibliothèque, ne pas oublier le patrimoine avant qu’il ne disparaisse.
L'intégralité du rapport.

2 études sur les conséquences de la modification du statut des intermittents
La comparaison entre l'ancien et le nouveau système d'assurance chômage des intermittents du spectacle constitue un modèle mathématique assez complexe dont les effets induits ne peuvent être analysés autrement que par des simulations globales.
Deux équipes, l'une en Bretagne (menée par Patrice Rabine, administrateur du théâtre de la Folle Pensée de Saint-Brieuc), l'autre en Ile-de-France (menée par Olivier Sens, contrebassiste et titulaire d’un diplôme d’ingénieur en mathématiques), ont réalisé deux études complémentaires couvrant un large spectre de rémunérations.
Ces études montrent que le protocole du 26 juin aurait sur notre secteur d'activité des effets sans rapports avec ceux que décrivent les signataires de l'accord.

En voici les principales conclusions.

- Le raccourcissement de la période de référence exclura du régime intermittent une grande partie des artistes. Cette exclusion est liée d'une part au nombre de cachets, d'autre part au taux de groupement des cachets (variable qui traduit la durée moyenne des engagements). Le risque d'exclusion pèse sur pratiquement toutes les catégories d’intermittents, y compris ceux dont le nombre de cachets est actuellement largement supérieur a 43.

- Le nouveau mode de calcul est proportionnel aux revenus pour les salaires les plus faibles et aberrant pour les plus élevés. Au dessus de 10000 € de revenus annuel, des intermittents aux salaires assez proches pourront percevoir des allocations journalières très différentes.

- Le pourcentage de gain (ou de perte) par rapport à l’ancien mode de calcul ne dépend pas du revenu annuel. Les plus pauvres ne voient pas forcément leur allocation journalière augmenter. Dans beaucoup de cas elle diminuera.

- Les très gros revenus voient leurs allocations journalières fortement augmenter.
 - Le montant total de l’allocation perçue n'est pas proportionnel au salaire de l’intermittent mais dépend d’une fonction au comportement chaotique. Cette courbe montre que le nouveau mode de calcul n’est pas équitable. Une personne touchant 8300€ sur l’années, sous forme de 83 cachets à 100 €, recevra 10073 € alors qu’une autre touchant 8600€ (soit une somme très proche de la précédente), sous forme de 43 cachets à 200 € percevra 13484 €.

- Le montant total de l'allocation totale perçue est généralement en augmentation par rapport à l’ancien mode de calcul, sauf dans quelques cas particuliers.

- Le montant total de l’allocation perçue augmente de manière importante pour les salaires les plus élevés.

- La période d'indemnisation est raccourcie et elle devient glissante. Les mois creux vont donc peser beaucoup plus lourd. Chaque situation au regard des Assédic étant différente, ce glissement entraîne l'obligation d'avoir une activité de production et de diffusion répartie sur tous les mois de l'année. Ce qui constituerait une révolution dont les compagnies n'ont pas les moyens financiers.

- La période d'indemnisation devient glissante. Il sera donc impossible de planifier à l'avance le temps de l'instruction du dossier de renouvellement. Ceci va poser des problèmes de logistique à l'Assédic, des problèmes de trésorerie à l'intermittent.

- La nouvelle règle du décalage (article 7) intègre une variable liée au niveau de rémunération, ce qui n'était pas le cas auparavant. Elle induit deux effets pervers. D'une part, elle sanctionne sévèrement toute augmentation de la rémunération d'une période à l'autre. D'autre part, en raison du ratio qu'elle introduit entre la valeur du cachet et le salaire journalier de référence, le niveau d'entrée dans la première année du nouveau système conditionne financièrement les suivantes. Ces deux effets pervers touchent en priorité les plus bas revenus avec une intensité d'autant plus grande pour les paliers les plus proches du revenu minimum légal.

Télécharger Etude Olivier SensEtude Patrice Rabine

Cultures du coeur
Si certains pensent encore que Culture du Cœur est un organisme qui s’est spécialisé dans l’élevage d’organes vous avez tout faux !
C’est une association qui offre des places de spectacles à tous les exclus de notre société, en partenariat avec les lieux culturels et tous les organismes sociaux et éducatifs qui veulent bien jouer le jeu. Le jeu, ce n’est pas uniquement de leur dire « tiens voilà une place gratos pour Sui Generis à la Passerelle, tu verras il y aura plein de belles danseuses », çà ne marche pas ! L’idée serait plutôt de réfléchir, d’imaginer comment optimiser, organiser la rencontre tout en sensibilisant un maximum de personnes, d’organismes, de politiques sur les bienfaits, la valeur ajoutée (c’est bien plus que 19,6 % !) de l’apport culturel.
Cultures du Cœur cherche des personnes relais. Alors si vous pensez que vous avez la fibre d’un super-médiateur et que vous vous sentez apte à mener des actions de sensibilisation, inscrivez-vous via www.infospectacles.com, tél. 02 96 52 12 25.

Quelques archives de textes parus
* L'ACTIVITE CULTURELLE EST-ELLE UN LOCH NESS ?
* SE POSER LA QUESTION DE LA PLACE DE LA CREATION DANS LA SOCIETE (Interview de Christian Provost, vice-président du Conseil Général en charge de la Culture, et réponse de quelques intermittents)
* LES 3 DC DE LA POLITIQUE CULTURELLE :
DIVERSITE CULTURELLE ET POLITIQUES PUBLIQUES, LA FAUSSE CONVERSION FRANÇAISE !

* LES STRUCTURES CULTURELLES DES COTES D'ARMOR
--- LA PASSERELLE, SCENE NATIONALE DE SAINT-BRIEUC
--- LE QUAI DES REVES A LAMBALLE
--- LOUDEAC, VILLE DE CULTURE ET DE CONGRES
--- DU CULTUEL AU CULTUREL : L'EXEMPLE DE DINAN
--- LANNION EST CARREMENT MAGIQUE, COMME LE CIRQUE
--- LA VILLE ROBERT A PORDIC : ON Y CULTIVAIT LES CHAMPS, ON Y CULTIVE MAINTENANT LES AMES
--- LE THEATRE DE L'ARCHE A TREGUIER
--- LA QUINCAILLERIE AU VIEUX-MARCHE
--- LA CULTURE A L'HORIZON PLEDRANAIS
--- LE THEATRE DU CHAMP-AU-ROY A GUINGAMP
--- TREGUEUX : BLEU, PLURIEL ET SINGULIER
--- MOSAIQUE A COLLINEE : LE MENE NE RESTE PAS SUR LA CARREAU
--- L'ANCRE DES MOTS, SCENE CULTURELLE D'ERQUY
--- LE THEATRE DE KERANO A L'ILE DE BREHAT
--- VIS COMICA AU BAS CHEMIN
                  Le Cri de l'Ormeau - 23, rue des promenades - 02.96.33.10.12 - contact@cridelormeau.com Accueil