X
Inscription à la lettre d'info :

  • Quoi ?
  • Quand ?
    Date début

    Date fin
    ok
  • Où ?
     ok
    et à 20 km autour ok
  • Qui ?
Espace enseignants
Recherche cartographique

Agenda  >  Manifestations

Frustatrion + Usé + Ostavka

LOCALISER
vendredi 23 novembre
  • CONCERT
  • MUSIQUE
  • POST-PUNK
Frustatrion + Usé + Ostavka
Frustration

FRUSTRATION
POSTPUNK
Les présenter une énième fois serait leur manquer de respect. Mais rappeler pourquoi ils sont importants ne peut pas faire de mal. Historiquement liés à la montée de puissance de Born Bad Records, dont ils furent la toute première sortie, les membres de Frustration font figure de grands frères bienveillants de toute la scène indé française. Leur parcours même est symbolique : issus du milieu garage qui tournait en circuit fermé dans les années 90, ils ont délaissé le rock à tatouages/gomina pour tenter autre chose – un truc à la croisée du punk et de la cold wave, de Metal Urbain, Killing Joke, et Joy Division – quand nous redécouvrions tous le patrimoine « synthwave » de la France à travers les compiles BIPPP ou Des Jeunes gens mödernes. Et cinq mecs pas vraiment réputés pour être des dieux de la technique se sont retrouvés investis d’une grâce étrange, entre l’éclosion du génie et l’alignement de planètes : devenus avant-gardistes à la quarantaine commençante, ils ont montré le chemin comme si de rien n’était à toute une génération de groupes qui a pris conscience que oui, c’était possible, ici-même, dans l’Hexagone maudit. Succès critique, grosses ventes, public déchaîné. Le reste est de l’histoire.

Depuis, il faut bien dire que la nostalgie n’est plus ce qu’elle était. Quand on en a eu marre de lire dans la presse musée-rock que rien de bon ne s’était enregistré depuis 1967, on s’est dit qu’on avait peut-être mieux à foutre dans la vie, tout bien pesé, que de choisir la couleur des tapisseries et des cravates italiennes. Et qu’il était temps de replonger dans la fosse, sans se retourner, pour s’assourdir avec quelque chose qui nous appartient. Si l’excitation qui entourait le retour du garage commence à s’essouffler à force de copulation du genre avec lui-même (le prochain groupe qui vient nous jouer le répertoire de Thee Oh Sees a perdu), l’excitation est toujours là, comme au premier jour, à l’heure d’écouter Empires Of Shame, le troisième album de Frustration. « Seulement » le troisième d’ailleurs, en presque quinze années d’existence, comme il sied aux groupes qui ne surfent sur aucune vague, mais creusent avec obstination le même pas-de-vis dans le mur porteur de la légende, pour y accrocher, une fois l’oeuvre finie, la médaille du meilleur ouvrier.

Après avoir concassé des montagnes entières sur Relax (2008) et défriché de pleins continents de forêts vierges avec Uncivilised (2012), le quintet se propose de terraformer Mars par projection d’énormes morceaux de banquise, avec cet opus qui se présente, dans un premier temps, comme un retour au froid et à l’antipathie – celle des punks à costumes douteux qui prenaient des noms de capitale polonaise. « Dreams, Law, Rights and Duties », « Just Wanna Hide », et « Excess » servent de béquille dans le genou en guise de bienvenue sur le terrain de jeu de Fabrice, dont la voix parcourt les registres comme un ninja les forêts de bambou, du vague-à-l’âme curtissien au crachat cockney, pour une enfilade de tubes comme on en voit rarement. « Arrows Of Arrogance » marque la pause, mais cette étonnante ballade quasi-smithienne sur fond de boucles plaintives, et qui finit en chant prolétaire, est un des sommets de l’album. « Mother Earth In Rags » sera officiellement un tube, tant sa harangue est baroque, théâtrale comme un discours de Lénine dans un opéra sur le communisme ; « Cause You Ranaway » montre que les mecs ont aussi, peut-être, écouté James Murphy ; et « No Place » (censé avoir été composé à la dernière minute pour faire le nombre), se révèle un tube synth-punk-noise qui générera des pogos monstres en fin de concert.

Frustration est donc un lion d’âge adulte qui n’a pas du tout l’intention de finir en descente de lit, et de subir les injures du pot de chambre. Il paraît que des roquets dont tout le glapissement ne porte que par la grâce de l’amplificateur médiatique, et qu’on désarmerait tout à fait en leur ôtant leur MacBook, continuent de parler du bon temps d’avant. Le roi de la jungle est venu remettre de l’ordre dans la savane, en rappelant aux touristes qu’on ne vient pas chez lui en observateur, comme dans un vulgaire parc naturel. Et l’histoire du rock peut bien aller se gratter, car nos nerfs amollis veulent se tendre encore une fois, et nos voix se perdre, et nous voulons bien refaire une centaine de stage-dive foireux si c’est pour revoir Frustration mettre une salle en transe comme à la dernière Villette Sonique, avec Sleaford Mods, leurs camarades de social-class.

C’est pour cela, uniquement pour cela, que nous acceptons de nous abandonner à la musique, cette chose intrusive qui ne nous demande jamais notre avis. Le reste, c’est le bruit blanc des discussions vaniteuses, qui surcharge le fil d’actualité de nos âmes. De la merde, quoi.

Pierre Jouan

USÉ
POSTPUNK
Membre fondateur de Headwar, Nicolas Belvalette, musicien, politicien (?) (label brique / parti sans cible / accueil froid / radio brique) porte divers projets colorés wave-punk-tribal-indus.

USÉ, est probablement le plus fascinant, il joue la corde electro-techno-kraut et explore toutes les sonorités et rythmiques possibles d’un setup minimaliste, il est debout devant un bric à brac qui a des parties de batteries et surtout une guitare électrique posée devant lui.
Il sort en juin 2018 son nouvel album, SELFLIC, sur Born Bad Records !

OSTAVKA
POSTPUNK
OSTAVKA groupe cold wave/post punk costarmoricain formé en 2013. Une première démo cassette voit le jour début 2015 s’en suivront un EP (3 titres extrait de la démo) en 2016 et un album en 2017. Un nouvel EP 2
titres est prévu pour la rentrée 2018. Une quarantaine de concert à leur actif dans toute la france. Certains membres du groupe jouent aussi dans BAKOUNINE (D-Beat punk) ou CAVE NE CADAS (crust metal).

 

  • Infos pratiques
  • 21h

  • Tout public
  • Tarif(s) :
    18/15/10/5 €

02 96 01 51 40

Fermer
N'oubliez plus une manifestation, faites-vous rappeler le 21/11/2018 :

Par quoi voulez-vous être rappelé ?

Vous avez demandé à être contacté par mail

Veuillez saisir votre adresse mail :
Votre inscription a bien été prise en compte, vous serez alerté 48h à l'avance
Dans le cadre de la programmation de La Citrouille

MNNQNS + Born Idiot

Samedi 27 octobre
  • CONCERT
  • ST BRIEUC
  • |
  • La Citrouille
  • |
  • Pays de Saint-Brieuc
MNNQNS
ROCK
« L’idée c’était clairement...

Aborted + Cryptopsy + Benighted + Cytotoxin

Dimanche 04 novembre
  • CONCERT
  • ST BRIEUC
  • |
  • La Citrouille
  • |
  • Pays de Saint-Brieuc
ABORTED
DEATH MÉTAL / GRIND
ABORTED est entré en studio pour commencer...

Lorenzo + Ben

Jeudi 08 novembre
  • CONCERT
  • ST BRIEUC
  • |
  • La Citrouille
  • |
  • Pays de Saint-Brieuc
LORENZO
HIP HOP
Avec la sortie de son premier album – Rien A Branler –...

Demi Portion + Layonz

Vendredi 16 novembre
  • CONCERT
  • ST BRIEUC
  • |
  • La Citrouille
  • |
  • Pays de Saint-Brieuc
DEMI PORTION
Constamment sur la route en tournée et en préparation de son Demi...

Kaviar Special + Rosaire

Jeudi 22 novembre
  • CONCERT
  • ST BRIEUC
  • |
  • La Citrouille
  • |
  • Pays de Saint-Brieuc
KAVIAR SPECIAL
ROCK / GARAGE
« Le rock français, c’est comme le vin...

Soviet Suprem + Pavan Takin

Vendredi 30 novembre
  • CONCERT
  • ST BRIEUC
  • |
  • La Citrouille
  • |
  • Pays de Saint-Brieuc
SOVIET SUPREM
CHANSON / RAP BALKANIQUE
Depuis leur premier album («...

Soirée Inclubateur / Apollo G.I'S

Samedi 01 décembre
  • CONCERT
  • ST BRIEUC
  • |
  • La Citrouille
  • |
  • Pays de Saint-Brieuc
Les soirées Inclubateur mettent en valeur un groupe qui répète aux...
Vous inscrire sur ce site

Vous avez demandé à intervenir sur un forum réservé aux visiteurs enregistrés.

Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

N°199

octobre 2018
Télécharger Feuilleter Archives