15è rencontre internationale de la clarinette populaire

Il y a des gens qui ne raterait ça pour rien au monde ! Les Clarinettes à Glomel, ça dure depuis 15 ans, et c'est avant tout une ambiance. Cette rencontre, dans un petit bourg du centre-Bretagne, de musiciens des 4 coins du monde, certains n'ayant peut-être eux-mêmes jamais quitté leur propre petit bourg, avec des musiciens français, bretons, et un public venus des 4 coins de la Bretagne. Beaucoup de gens imprévoyants se cassent le nez et n'arriveront pas à trouver une place à l'un de ces concerts tous complets. Mais ils se consolent dans l'ambiance générale très chaude, pleine de surprises, de rencontres.
C'est un moment très fort de la Bretagne actuelle, côté Argoat. En même temps se tenait à Binic la Fête de la Morue, rassemblement de vieux gréements honorant le souvenir de la grande pêche à la morue. Un autre moment très fort de la Bretagne actuelle, qui sait revisiter de façon moderne ses traditions, ici du côté Armor.
Au Cri de l'Ormeau, on est attaché à la Bretagne, tant Armor qu'Argoat, et vibrons à ces manifestations, à partir du moment où elles font preuve d'ouverture, de non-passéisme, de dynamisme, de créativité.

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Le trio world-jazz Hadouk de Didier Malherbe a invité le clarinettiste breton Laurent Carré à échanger quelques inspirations musicales. Ca plane pas mal mais a un peu de mal à décoller (jeu de mot aéronautique inspiré par le dernier vol du Concorde).

Sur 4 Kurdes prévus, 2 se sont égarés ! Ecoute hallucinante du souffle continu d'un cousin oriental de notre bombarde et de la basse obstinée d'un tambour imperturbable.

6 officiers de marine en uniforme blanc ? Non ! La fanfare du Caire avec un vieux chanteur rabougri, véritable bête de scène. Difficile de percevoir la limite du second degré.

Ce que j'ai vu de mieux aux Clarinettes cette année ! Des Tziganes bulgares de Thrace au look pas tellement "rock attitude" mélangeant leur musique trad à des influences jazz-rock et funk. Un groove d'enfer non stop du début à la fin.

Quand je suis arrivé à 19h, ils venaient du bourg où ils "animaient" depuis je ne sais quand. Quand je suis parti me coucher vers 3h du matin, ils étaient encore à l'oeuvre, assurant une ambiance très débridée. Cette fanfare basque d'Espelette a été le coeur pimenté de l'événement.

Apéro de midi au Boed Café, animé par qui ? Par les Basques d'Espélette bien sûr ! Aussi frais que s'ils avaient dormi toute la nuit.

Samedi, les Kurdes remettent ça, sous les pommiers de Jean Kergrist et Madeleine Ropars, hôtes de cet après-midi rayonnant.

Encore les Basques à l'oeuvre. Cette fois-ci, c'est pour une initiation aux danses de chez eux, qui se dansent aussi en rond comme chez nous. Parmi les stagiaires, beaucoup de robes indiennes, vêtement fort prisée par la gente féminine de la contrée.

Dans tous les coins, des autochtones hors programme montrent leur savoir-faire en matière musicale. Tant qu'il y a une clarinette, ça marche !