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A une poignée de main de la frontière russe et de la Baltique
que j'aurais voulu voir de mes yeux. Carrément au nord. Ville frontalière.
Grand marché russe dans cette petite ville et ils viennent de partout
de la Russie. On y trouve de tout et de tout le plus invraisemblable. C'est le
plus grand marché noir de la Pologne. Ça trafique à mort.
Il y a beaucoup de chômage dans cette région, nous explique Fred,
qui travaille au centre Franco Polonais et nous accompagne aujourd'hui, alors,
ils importent et exportent illicite. Beaucoup d'articles de chasse, de pêche… pour
les braconniers.
Roman est encore avec nous. C'est mon maître à conduire polonais,
un seigneur dans le genre. Ce matin, il nous a fait visiter un château
teutonique, magnifique bâtisse en briques rouges, certaines sont recouvertes
d'émaux de couleurs. Napoléon est passé par là et
y a son musée.
Toutes les personnes que nous rencontrons et avons rencontrées, ont à cœur
de nous faire connaître l'histoire de leur pays. Les colons, Écossais,
Russes, Allemands,
Prussiens et j'en passe… Les grands mouvements de déportation
de la population vers d'autres contrées, les retours, les implantations…et
c'est impossible de retenir leur histoire tant elle a été bouleversée
et bouleversante.
J'écris pendant que Bruno, Bubu, fait le son. Nous l'avons retrouvé à Poznan.
C'est bien de l'avoir auprès de nous. Il ferait chanter une aphone…
La
directrice du lieu (je ne me souviens pas de son nom), nous offre du thé et
un cognac pour bien chauffer le corps avant de jouer. Elle rit.
Sur la scène un beau tapis de feuilles mortes et dans les airs des
voiles remplis de feuilles aussi. C'est cocasse et ravissant. Ça se passe
bien aussi avec les enfants. Bruiteurs et ce n'est toujours pas un souci. Pol
les ravit toujours autant.
Michèle K
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