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Le
Palais de la Culture, ‘cadeau' des soviétiques aux varsoviens est
aujourd'hui entouré de gratte-ciel. Dans les années 70-80, je
me rappelle que seul l'hôtel Forum s'élançait vers le ciel.
J'ai souvent pensé après y avoir séjourné au dixième étage,
qu'il n'y avait pas d'escalier de secours ! Aujourd'hui s'étalent
les logos des nouveaux conquérants, peu de réclames, des logos
surtout, des drapeaux de multinationales ont remplacé les drapeaux et
slogans politiques d'une autre époque.
Nous arrivons de nuit au Théâtre Rampa où le gardien nous
ouvre le parking privé et garde seul cette grande bâtisse.
Escale de deux nuits au Théâtre Rampa : architecture d'une autre époque
: 2 salles de spectacle, 2 salles pour petites formes, des salles de répétition,
120 chambres pour accueillir des artistes en résidence. Chambre Georges
Brassens : portraits, citations, affiche d'un spectacle, mais pas une seule
prise électrique. Les escaliers et l'entrée affichent de grands
portraits d'interprètes qui sont passés par ici ainsi que des instantanés
de travaux de mise en scène. La déco, accessoires, couleur des
murs, le mobilier nous parlent également du passé. Pourtant quand
vient l'heure d'installer le spectacle toute une équipe d'une vingtaine
de personnes nous entourent avec attention et compétence. Le public lui
est enthousiaste, curieux, et dialogue avec nous après le concert.
Depuis
deux jours avec le changement d'heure, il fait nuit dès 4 heures.
Mais beaucoup de gens sont dans la rue ce soir, même si beaucoup de varsoviens
sont déjà partis vers leurs villages familiaux pour célébrer
la Toussaint. Plus tard au Restaurant Absynt, je retrouve avec joie mon ami le
Docteur Woijech Ossowski qui revient tout juste du salon Womex à Newcastle
avec qui nous évoquons quelques souvenirs, son mariage en juillet, et
sa passion pour les chiens rhodésiens sangoma. Au bout d'un moment, il
repart dans la nuit noire pour produire 6 heures d'émission à la
radio : nocturnes dans la nuit de Varsovie.
P.H.
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